Début du printemps, temps excessivement chaud et ensoleillé ; le moment idéal pour réveiller le militantisme !

Ce 1er avril 2017 fut un samedi bien rempli, contre la chasse aux « pauvres », contre le capitalisme et son monde, contre la marchandisation de nos vies.

Manifestation contre les expulsions :

Suite à un appel autonome, nous nous retrouvions à 12h devant le Conseil Général de la Haute Garonne contre les expulsions le samedi 1er avril. Après quelques prises de paroles très instructives, mais aussi inquiétantes notamment concernant le sort des mineurs isolés, nous partons en cortège, escortés de près.

En cette fin de la trêve hivernale, nombreuses sont les personnes qui vont se retrouver à la rue. Cette dernière n’est pas un acquis ! Premièrement, la préfecture et les flics n’hésitent pas à expulser en plein hiver, et d’autre part cela ne fait que repousser le problème de fond du logement en mettant tout de même à la rue les personnes au printemps.

Les délais accordés aux occupations (squats et locations) sont de plus en plus courts, ce qui crée des conditions de précarités toujours plus difficiles (visites d’huissiers, police, démarches judiciaires et administratives, recherche d’un nouveau domicile, etc.).

Tout ceci est profondément indécent lorsque l’on sait qu’il y a plus de 22 756 logements vacants rien qu’à Toulouse (ce sont les chiffres de l’INSEE et on peut facilement les revoir à la hausse) …

Nous nous arrêtons devant un squat, lieu de vie abritant des personnes d’horizons différents, qui va être expulsé, mettant des personnes à la rue sans solution (explications dans la vidéo).

Nous repartons en scandant, entre autre, des « De pieds de biches, en pieds de biche, nous ouvrirons toutes les maisons !» et « Patron, bourgeois, on prendra ta villa !».

Après avoir déambulé dans les rues de Toulouse, nous nous arrêtons dans la rue Stalingrad, devant le D.D.A.E.O.M.I où une prise de parole expliquant le scandale de la prise en charge des jeunes réfugiés par cet organisme est réalisée. Emprisonnement (pendant une moyenne de 10 jours sous le régime d’une garde à vue sous le motif de remise en doute de leur parole (concernant leur âge)), humiliations, mise à la rue sans solution ni accompagnement, test osseux, poursuites pénales, etc. (CF vidéo). « Tout le monde déteste D.D.A.E.O.M.I! » L’objectif de cet organisme est de mettre 80% des jeunes à la rue, objectif qu’il parvient à surpasser.

En convergence avec la lutte contre le TESO, des « Ni huissiers, ni LGV !» étaient scandés tout le long du parcours.

La manif se finissait à Marengo, environ 1h avant la marche contre le TESO. Si vous souhaitez avoir d’avantage d’infos écrites vous pouvez jeter un coup d’œil ici (appel de la manif sur le site IAATA).

-> Voici la vidéo et les photos de cette action :

-> Les photos :

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> Marche contre le TESO :

  • Brièvement, qu’est ce que le TESO ? Pour citer un extrait de cet article IAATA Fight the tower :  » Derrière cet acronyme, Toulouse Métropole qui construit un quartier d’affaire composé de 300 000 m² de bureaux et de 40 000 m² de commerces en vingt ans, en lieu et place des quartiers populaires qui jouxtent aujourd’hui la gare. Le prétexte : préparer l’arrivée prochaine de la ligne à grande vitesse (LGV) qui mettra Toulouse à 3h30 de Paris. L’objectif : la transformation des faubourgs autour de la gare en un vaste quartier d’affaires flambant neuf. « 

A cela s’ajoute la tour de 150m de haut : « l’Occitanie Tower« . Cette tour  aura une surface totale de 30 000 m2, doit abriter 11 000 m2 de bureaux, un restaurant bar panoramique, un hôtel Hilton, 2 000  m2 de commerces, etc.

  • Vers 15h nous partions de la place Bayard afin de marcher, tout d’abord à travers le quartier concerné actuellement par des modifications afin de l’adapter au TESO. « On marche ensemble, on tient la ville, et si Moudenc construit sa tour on la détruit !« , « L’urbanisme c’est la guerre, contre la métropole, on est déter ! », « Ni premier tour, ni tour d’Occitanie ! » ou encore « Ni expulsions, ni LGV, pour des quartiers autogérés ! »

Nous nous baladons à côté des travaux, puis une prise de parole a lieu, expliquant que toute la rue Bayard va être refaite, avec ce qui est appelé « le prolongement naturel d’Alsace Lorraine » ; cela signifie continuer l’espace sans vie remplie uniquement de commerces. Les bars, kébabs, zones où l’on peut zoner vont être détruites.

« A bas l’état les flics et les grattes-ciels !», « La LGV nous fait vomir !». Nous repartons de plus belle, vers Marengo. Nous nous arrêtons devant le siège social de Kaufman & Broad, en raison de son statut de grand promoteur immobilier de Toulouse ; il a pour projet de racheter au niveau du TESO, de toute la ville, mais également l’hôpital de Lagrave (lieu anonyme et gratuit de soin) ; si vous souhaitez avoir d’avantages d’informations concernant ce centre de soin et les problèmes rencontrés par le CHU de Toulouse (et le milieu de la santé en général), vous pouvez regarder cette vidéo.

Nous repartons sur l’allée Jean Jaures, sur des « Moudenc, tes ramblas on n’en veut pas !», « La tour d’Occitanie, 150m de mépris !», « A bas l’état, les flics et le TESO ! ». Nous sommes alors escortés par des CRS casqués qui nous suivront jusqu’à la fin du parcours.

Arrivés à Marengo des prises de paroles ironiques de personnes portant les masques des mandataires du projet TESO ont lieu.

Nous continuons dans le quartier Belfort, et nous arrêtons devant le squat féministe « La Tapageuse ». C’est ici que prend fin la marche, avec un AG à laquelle je n’ai pas pu participer jusqu’au bout en raison de l’action animaliste prévue en soirée.

Pour terminer sur cette action, voici un extrait du même article IAATA cité plus haut :  » La gentrification est organisée méthodiquement. Elle a pour but premier de faire dégager celles et ceux qui y vivent vers des zones toujours plus excentrées, afin de permettre aux bourges d’investir pleinement ces quartiers. A Dubaï, à Londres, à Lyon, les mêmes tours symbolisent le même pouvoir : celui d’un capitalisme qui transforme nos vi(ll)es en déserts. Sièges d’entreprises, grandes enseignes, hôtels de luxe, loyers élevés, caméras et flics à chaque coin de rue : autant de dispositifs pour que les lieux où l’on vit deviennent au plus vite ceux où ils font des profits. « 

-> Vidéo de l’action :

-> Photos :

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> Action antispéciste : les animaux ne sont pas des biens de consommation !

A l’occasion du 1er avril, journée où l’on s’amuse à faire des « poissons d’avril », nous étions une dizaine de militant-es à entrer dans un Carrefour à Toulouse et à investir le rayon poissonnerie (où des animaux vivants étaient présents) afin d’alerter les consommateurs-trices sur la souffrances de ces êtres vivant-es qu’ils condamnent à mort de par leur choix d’achat. Petite action sur laquelle je n’aurai pas grand chose à dire, si ce n’est que des agents de sécurité on légèrement molesté et ont menacés des activistes.

La police a été appelée par le magasin, mais après nous avoir posé quelques questions est repartie.

Quelques conversations avec des consommateurs-trices ont eu lieu.

Les poissons sont peut-être à vos yeux des animaux stupides, dénués d’émotions, de capacité à souffrir, mais c’est faux. En étudiant ces derniers on constate que leur complexité (au niveau de leur mode de vie, de leurs relations sociales, de leur morphologie, etc.) est passionnante, que la mort par asphyxie est une atroce longue agonie pour eux-elles. Nous pouvons manger d’autres choses (tout pleins ! 😀 ), nous sommes nombreux-euses à ne pas nous nourrir d’animaux mort-es ou même de produits issus de leur exploitation et sommes en parfaite santé 🙂 .

La libération de la vie marchandée par le capitalisme (et le système patriarcal) doit être féministe, antifasciste, écologiste, etc. mais aussi antispéciste.

Pour la convergence des luttes !

(Cette action était autonome, mais retranscrite en direct sur le site de l’association 269. Encore une fois, je ne suis d’aucune association et parle de façon libre).

-> Vidéo de piètre qualité en raison de mon matériel. Le manque de mémoire n’a pas pu permettre de filmer l’action en entier, qui finissait avec des slogans.

Nad ~

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